Hors piste

Pour descendre dans la poudreuse loin de la foule et faire sa trace dans la neige restée vierge, le haut des stations de sport d’hiver est un point de départ idéal. Ces lieux, pour les fréquenter, nécessitent bien sûr une connaissance des risques mais comme il est plus compliqué et plus long de bien conseiller, les dirigeants des stations choisissent plutôt d’interdire.


Je préfère pour ma part faire bénéficier de ma compétence et de mon expérience de terrain ceux qui veulent sortir des rails, et leur donner une information sincère sur les conditions.
La clientèle hors-pistes est inintéressante sur le plan commercial pour les dirigeants des stations de sport d’hiver. Du coup, tous les aléas sont de la faute du hors-pistes, et cette mauvaise presse place aujourd’hui cette pratique un peu comme un délit en soi, à croire que seules les pistes ouvertes et balisées seraient sans danger. Beaucoup adhèrent donc à un confort de travail car il est plus facile de gérer une clientèle docile et pépère que d’informer et d’initier des amateurs qui vont partir ailleurs. De ce fait, il n’est pas rare de voir une signalétique qui ne correspond pas aux réalités de terrain. Enfin sur le motif de la sécurité des skieurs, la météo qui n’est pas une science exacte en repasse une couche et relate très souvent les mauvaises conditions, mais jamais les bonnes.

Alors on en fait quand du ski hors-pistes ?  Et que dire au client quand je juge que les conditions sont bonnes mais que le drapeau à damier flotte sur la station parce que les instances dirigeantes ne veulent pas prendre le risque de l’indiquer ?

  • Du haut de la station du Lys, un passage précis et sans danger permet d’accéder sur le vallon du col d’Ilhéou, bien visible des crêtes du Lys. La descente aboutit plus bas sous le lac noir et continue vers la vallée d’Ilhéou. C’est la présence du Parc National qui a limité l’extension de la station, et il n’est pas rare d’y croiser des isards.
    L’ensemble de la descente est plutôt d’un niveau piste bleue, et ce sur plus de 1000m de dénivelé, à l’exception d’un mur assez raide nécessitant parfois l’aide d’une corde. La vallée du Cambasque n’est plus très loin et le retour à la civilisation que l’on avait déjà oubliée. C’est à ce moment-là peut-être que vous ressentirez un goût d’y revenez y.

  • Au début du siècle dernier, c’est dans les prés au lieu dit Costabère que les cauterésiens faisaient du ski. C’était déjà du hors-pistes, et les remontées mécaniques, c’était

    à pieds skis sur le dos.

    Aujourd’hui la descente de ce versant se fait depuis la station de ski deLuz-Ardiden. 1000m de dénivelé vous attendent, mais l’enneigement n’est pas toujours au rendez-vous. Il faudra donc ne pas louper les bonnes conditions.

    Une jonction est à l’étude pour aménager ce secteur, mais lorsque je croise parfois lors de cette descente des renards ou des chevreuils, je me dit que la nature ne sera pas gagnante de ce projet et qu’il vaudrait mieux laisser ce site en l’état, c’est-à-dire naturel.

    Je vous le propose donc car pour l’instant, la trace des skis ou du surf dans la neige ne sera qu’éphémère, mais le plaisir que vous éprouverez lors de la descente dans les sapins et les prés vous démontrera qu’il n’est pas toujours besoin d’aller très loin pour passer un moment inoubliable.

  • En 1774, ce sommet est déjà visité pour l’étude de la pression atmosphérique, et en 1873, le général de Nansouty ami du Comte Henry Russell y construit une petite station météo. Par la suite, des aménagements plus conséquents vont permettre l’observation de l’univers. Le matériel est monté à dos d’hommes ou avec des mulets. Les anciens vont donc monter à pieds pendant longtemps, avant que ne soit construit un premier téléphérique en 1952. En 2000, un nouveau téléphérique est installé pour permettre une ouverture au public. Dans le même temps, un musée a été créé dans les bâtiments du sommet. Il porte essentiellement sur l’astronomie, valorisant ainsi tout le travail des scientifiques.


    A la demande des guides, la descente à skis sur le versant Sud a été ouverte au tout public et présente deux itinéraires de plus de 1600m de dénivellation, l’un en direction du lac d’Oncet et Barèges, l’autre rejoint le vallon de L’aryses et Artigues. D’autres descentes plus techniques sont possibles suivant les conditions de neige. Ce sommet un peu en retrait de la chaîne présente l’un des plus beaux panoramas des Pyrénées et garde malgré tout un caractère de haute montagne qui n’est pas à négliger.

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    Vallée d’Ilhéou (environ 2h)65€/personne*
    Pic du Midi de Bigorre (journée, 2 descentes possibles)90€/personne*
    Jonction Luz-Cauterets75€/personne*
    AutreMe contacter

    Ces sorties sont proposées pour des groupes de 3 à 6 personnes

    Réservé aux bons skieurs

    * Transport et forfait de remontées mécaniques ne sont pas compris dans le forfait